C’est depuis 8 ans une tradition qui fait désormais partie du folklore bruxellois: la Zinneke parade. Cette parade biennale aux couleurs fortes se déplace d’une façon animée dans le centre-ville, avec des groupes venant de tout cotés. Pendant 2 ans, c’est une construction de liens entre différents quartiers, associations, maisons de jeunesse, centres culturels, groupes folkloriques et communautés qui travaillent intensément ensembles en y développant leur créativité dans leurs costumes, danses, musique, etc.

Zinneke vient du nom d’un bras de la Senne qui contourne Bruxelles, ce serait là que des enfants aux mauvaises intentions noyaient un chien batard, dont figure une statue Rue des Chartreux. Zinneke est aujourd’hui devenu un terme courant dans le vocabulaire de la ville et représente le bruxellois aux origines multiples, cosmopolite et multiculturel.
Vous sentez-vous zinneke ? Ca représente quoi pour vous ?
Photo: Michaël Uyttersprot
Ce n’est pas toujours facile d’attribuer un sexe à une ville. Avec des villes comme LA Louvière, LE Havre ou Saint-Nicolas, c’est assez évident, mais Quid de villes qui terminent avec des syllabe muette, comme Bruxelles ?
Faut-il voir Bruxelles comme une femme et parler d’elle, ou doit-on considérer ce Bruxelles comme un homme ?
Bruxelles, un espace sexué ? Pourquoi ? Votre avis nous intéresse !
Dans Bruxelles, l’ont doit rarement faire plus de 500 mètres à pied avant de trouver un arrêt de tram, de bus ou de métro. Bruxelles est également le nœud central du réseau autoroutier et ferroviaire et se situe géographiquement au cœur du pays et de l’Europe.
En TGV, Thalys ou Eurostar, Lille n’est qu’à 45 minutes, Paris qu’à 1h15 et Londres à 1h25 et Amsterdam et Cologne le seront bientôt en moins de 2 heures ! En avion, une majorité des capitales européennes se situe à moins de 3 heures de vol !
Bruxelles, peut-elle être plus accessible encore?
C’est ainsi que la Grand’Place a été vue par Yann Kersalé, avec le ciel comme support d’une installation de pointillés lumineux qui partent des quatre coins de la place et se rejoignent en lignes lumineuses de différentes tailles afin de matérialiser cette convergence.

Que ce soit la Tour Dexia, la Tour des Finances, la Tour Reyers, le Palais de Justice, l’Atomium ou encore la Basilique de Koekelberg, la lumière est à nouveau de plus en plus présente dans nos rues.
Stop ou encore ? Uniquement pendant les fêtes, ou toute l’année ?

D’après une enquête d’Ann Van Leeuw de la Erasmus Hogeschool Brussel, près de 73% des habitants sont favorable au tourisme et au développements touristiques dans le Pentagone. Beaucoup de bruxellois y voient des choses positives en matière de travail, d’image et de dynamique pour la ville.
Le tourisme, pour vous, c’est un bien ou plutôt un mal nécessaire?
Qu’est-ce que le cimetière du Dieweg et les longs de voies ferrés ont en commun? Ce sont des endroits où la nature a carte blanche. Les endroits déserts le long de voies ferrés sont souvent des décors de dramatiques paysages verts. Depuis la fermeture du cimetière du Dieweg en 1958, la nature a ici aussi carte blanche, ce qui lui fait ressembler à un décor de film d’horreur ou à un jardin botanique surréaliste.

Ce sont deux endroits magiques qui forment un contraste avec le gris organisé de la ville. La nature conquérit la ville. Ne serait-ce pas un beau symbole de voir la tour Philips le long du boulevard Anspach envahi de lierre grimpant? Ou de voir apparaître une forêt urbaine sur le toit du Parking 58?
Quel est votre lieu vert favori dans Bruxelles? Aimez-vous l’aventure des voies ferrées ou préférez vous un pique-nique tranquille au Bois de la Cambre? Est-ce que vous y êtes à la recherche d’un papillon rare ou plutôt à la recherche d’un lieu de rendez-vous romantique?

Le Bruxelles bilingue n’existe plus. L’avenir de la capitale est multilingue. 4 bruxellois sur 10 n’ont ni le français, ni le néerlandais comme langue maternelle. Bien que le français soit la langue véhiculaire des bruxellois, on ne le parle exclusivement dans que 30% des foyers bruxellois. Dans la rue, en fonction des quartiers, l’on entend parler anglais, espagnol, berbère, yiddish, farsi, etc.
Beaucoup de bruxellois aiment cet aspect multiculturel qui des fois cause des situations cocasses. Quand et où utiliser quelle langue? Utiliser vous le français chez l’épicier? Le néerlandais chez le libraire? L’italien au resto?
L’Art Nouveau aux alentours de la barrière de Saint-Gilles, l’Art Déco Place Flagey, les vestiges historiques comme la Porte de Hal ou la Tour Noire, la mégalomanie de l’architecte Poelaert et son Palais de Justice, la Gothique de la cathédrale Sainte-Gudule, les facad(ism)es du Boulevard Anspach ou encore la bruxellisation du Quartier Nord.

Bruxelles est une ville où l’on peut se promener et voir moult styles différents sur même pas 100 mètres de parcourus.
Photo: Michaël Uyttersprot
Au fil des années, Bruxelles est devenue l’incontestable capitale de l’Europe. Avec le Parlement Européen et les sièges du Conseil Européen, de la Commission Européenne, du Comité des Régions, du Comité Economique et Social Européen ainsi qu’une multitude d’agences communautaires, Bruxelles est le centre de décision de plus de 480 millions d’Européens.
Lorsque dans les médias internationaux l’on parle de Bruxelles, on ne parle bien souvent pas de la ville, mais du centre décisif de l’Europe. Bruxelles est ainsi, tant par son iris que par le drapeau européen, jaune et bleue.
Bruxelles n’est-elle pas devenue impensable sans l’Europe?

Si Bruxelles était une couleur, quelle couleur serait-ce?
Serait-ce le jaune?
Comme l’iris présente sur le drapeau de la Région de Bruxelles Capitale. Jaune, comme l’étaient ses trams jadis?
Serait-ce le vert?
Comme ses parcs, ses forêts, ses maronniers le longs des avenues en été?
Serait-ce le gris?
Comme le ciel et ses nuages menaçants, comme ses pavés, ses façades, son béton, ses bus, trams et métros?
Serait-ce un mélange?
Comme la richesse multiculturelle de la ville?
Ou serait-ce encore une autre couleur?
Photo: Michaël Uyttersprot
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