
Le Bruxelles bilingue n’existe plus. L’avenir de la capitale est multilingue. 4 bruxellois sur 10 n’ont ni le français, ni le néerlandais comme langue maternelle. Bien que le français soit la langue véhiculaire des bruxellois, on ne le parle exclusivement dans que 30% des foyers bruxellois. Dans la rue, en fonction des quartiers, l’on entend parler anglais, espagnol, berbère, yiddish, farsi, etc.
Beaucoup de bruxellois aiment cet aspect multiculturel qui des fois cause des situations cocasses. Quand et où utiliser quelle langue? Utiliser vous le français chez l’épicier? Le néerlandais chez le libraire? L’italien au resto?
Et le Brusseleer ?!
Personnellement, je regrette de ne pouvoir le parler. Mais ses sonorités me sont familières, et j’aime l’entendre au détour des rues ou dans les cafés typiques…
Et puis, c’est un “langage” qui reflète bien l’esprit bruxellois, le zinneke, mélange de mots en français et en flamand, mais qui garde une identité propre.
Sinon, en tant que francophone, je parle français la pluspart du temps, j’essaie de parler flamand quand j’en ai l’occasion, italien au resto mais les serveurs font parfois semblant
et anglais avec mes amis expatriés.
Salut en de kost’
(à propos, petite étymologie de l’expression en suivant ce lien : http://users.skynet.be/numbru/Etymologie.html)
Bruxelles est une ville multiculturelle. Anvers aussi. Et depuis longtemps. Mais elle ( Bruxelles ) est d’abord une grande ville francophone. Le français n’y est pas une “langue (minoritaire ) parmi beaucoup d’autres”. La multiculturalité de ses habitants ne peut servir à dissimuler la réalité linguistique ( et politique ) du lieu !
Bien à vous.
S’il est des pays où il suffit de faire une file quelconque pour deviner où l’on se trouve, Bruxelles est une exception à cette règle!
Pas plus tard que la semaine passée, alors que j’attendais mon tour pour acheter mon billet de cinéma, je n’ai pu identifier que 3 des langues parlées autours de moi… Trois langues, trois continents, une seule langue européenne!!
Tant de mixité linguistique est rare pour un si petit pays et pourtant…
J’espère que notre Bruxelles adorée restera cette petite partie du monde où chacun, quelle que soit son origine, peut se sentir chez soi pendant encore longtemps.